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Gabriella de Lizeux
Gabriella de Lizeux
Leader de la Résistance
Fonction :
  • Fonda
Récits : 1378

Âge RPG : 34 ans

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le Ven 14 Nov - 11:09
Finalement, même quand on croyait pouvoir partir se détendre un peu, quand on croyait rester un peu au calme, en faire profiter tout le monde, faire retomber la pression, détendre un peu la situation, au moins un peu, bref, faire en sorte que tout aille un peu mieux, au moins le temps de quelques jours, il se trouvait toujours quelque chose pour tout faire foirer. Cela devait bien faire vingt minutes que Gaby relisait la lettre qu'elle venait de recevoir, passant du rouge au pâle en quelques secondes, et hésitant entre péter un câble tout de suite ou s'effondrer d'abord. Elle finit par s'asseoir, ou plutôt se laisser tomber sur un fauteuil, au milieu d'une salle de détente, une main crispée sur son ventre, l'autre sur la lettre. Qu'avaient-ils fait à son école ?! Les mots semblaient lui brûler la rétine, alors qu'elle ne cessait d'imaginer les pires horreurs, quand à ce qui se passait au pensionnat. "Des changements déjà mis en place". Que voulaient-ils dire par là ?! Comment avaient-ils modifié le fonctionnement de l'école ?!

Elle serra un peu plus fort la lettre, voulant se lever, fourrer vite fait deux ou trois affaires dans un sac à main et filer à la gare, reprendre la train, courir jusqu'au pensionnat, et voir de ses propres yeux ce qui s'était passé. Mais si elle put effectivement se remettre debout, courir fut impossible. Une violente douleur la saisit d'un coup au ventre et elle retomba sur le canapé, alors même qu'un employé de la station se précipitait vers elle, pensant sans doute qu'elle faisait un malaise. Elle gémit, alors qu'il paniquait et appelait un médecin.

- Arrêtez de hurler, murmura-t-elle.

Elle pressa les deux mains contre son ventre, prise d'un coup par une horrible impression. Pas déjà... Pas maintenant ! Il fallait absolument qu'elle rentre, ces salauds étaient en train de détruire l'école ! Mais une nouvelle contraction arriva, bien plus forte que la précédente. A présent, l'employé était en train de traîner son patron près d'elle, demandant s'il fallait appeler une ambulance, si elle se sentait bien, etc. Elle ne put s'empêcher de lui jeter un regard particulièrement exaspéré. Mais oui, tout allait bien, elle était juste en train d'accoucher ! Aucune raison de s'en faire, n'est-ce pas, c'était un acte tellement naturel de la vie ! Elle prit plusieurs longues inspirations, les yeux fermés.

- Madame, vous pouvez marcher ?

- Non, grinça-t-elle en rouvrant les yeux. Ce n'est pas assez évident ?

Il y eut du mouvement, et on s'écria qu'il y avait un médecin, ici, qu'il arrivait. On appelait ça de la chance ? Un homme d'âge moyen se pencha au-dessus d'elle, alors qu'elle se crispait avec une nouvelle contraction. Deux hommes se ramenèrent avec un brancard, et l'emmenèrent dans une chambre. En chemin, elle constata avec une immense joie - très ironique bien sûr - que la petite histoire commençait à se répandre dans toute la station. Les jeunes femmes avec des enfants semblaient très heureuse pour elle, alors que les hommes étaient presque gênés. On écartait beaucoup les hommes des accouchements, et ils ignoraient souvent quoi faire, à part attendre dans le salon quand leur femme était en train de hurler dans la chambre.

- Où est votre époux ?

- Paris, souffla-t-elle alors qu'on la rehaussait sur le lit. Caserne Duchaffot... Près de la Défense.

Le médecin eut tout à coup un sourire bizarre, alors qu'une sage-femme arrivait dans la pièce, venue du village, et qu'un autre employé courait dehors pour contacter le capitaine. Ce même médecin qui ouvrit sa sacoche pour sortir des pommades et produits, qu'il mit de côté, avant de revenir en demandant de l'eau chaude et une serviette. Elle serra les draps dans es poings, prenant de longues inspirations, sous les conseils de la sage-femme, une petite femme âgée qui lui souriait avec l'air de celle qui en a vu bien d'autres.

- Qui êtes-vous ? parvint-elle à articuler en regardant le médecin, le cœur battant très vite.

Elle ne sentait pas en sécurité, avec lui. Il lui laissait une sale impression.

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le Ven 14 Nov - 19:30
Ces incapables allaient-ils réussir à suivre ses ordres correctement ? Ils étaient peut-être doués pour placer des barreaux, mais qu'en sera-t-il pour mettre en place du matériel médical de pointe et diverses installations ? Victor était très exigeant sur la qualité du matériel qu'il demandait, car on ne pouvait travailler dans de bonnes conditions avec deux bouts de ferraille et quatre compresses. Un mauvais matériel, doublé de conditions de travail minable, ne pouvaient que nuire à son efficacité, et tuer des cobayes alors qu'il n'en avait pas terminé avec eux. Un peu de sérieux, dans ces études ! C'est ce qui faisait défaut à bon nombre de recherches, le côté sérieux et impliqué. Victor, lui, avait toujours pris un très grand soin dans son travail. Avoir un nouveau cobaye humain était toujours long et compliqué, alors si en plus, on les abîmait trop vite, comment s'en sortir ? Il prenait soin de ses "patients", afin de pouvoir les observer à long terme et en retirer des connaissances. Voilà comment un véritable scientifique devait procéder.

Mais soit. Il termina de préparer sa valise, afin de rentrer. Avec la lettre qu'il avait fait rédiger et envoyer par le lieutenant Robin, il allait attirer la jeune femme qu'il visait au pensionnat. Dès qu'elle y sera rendue, les soldats présents là-bas se chargeront de l'accueillir comme il se doit, et lui-même pourra débuter son travail. Il avait terriblement hâte de débuter vraiment ses expériences avec les personnes qu'il sélectionnait, peu à peu, pour leurs capacités, leurs forces, leur résistance, en bref, toutes ces qualités qui font d'elles de fantastiques et merveilleuses armes humaines. Plus aucune armée au monde ne pourra jamais rivaliser avec la leur ! Grâce à ses méthodes, son "entraînement", qu'il avait conçu et préparer avec le plus grand soin, il pourra préparer une équipe spéciale, de choc, qui contribuera à des victoires rapides et sans précédent dans toutes les guerres. Il sourit doucement en fermant sa sacoche.

- Monsieur ! vient tout à coup glapir un de ses hommes. Docteur !

- Quoi ?

- La jeune femme que nous devons surveiller, je crois qu'elle va accoucher.

Quoi, ici ? Il fit une moue contrariée, puis prit sa valise. Elle pouvait pas attendre d'être arrivée à l'école, non ?! Décidément, cette femme passait sa vie à être très contrariante. Incapable de rester en place, cassant le nez des militaires, défendant son école, et aujourd'hui accouchant trop tôt. Il se rendit à la salle où un attroupement s'était formé. Il s'avança et se pencha au-dessus d'elle, observant le ventre gonflé, la chemise tendue, les tremblements dues au contraction. Humph, l'aurait pu patienter jusqu'à son retour, tout de même, c'était frustrant ! Il aurait voulu la garder dans son nouveau lieu de travail afin d'être tranquille pour travailler, mais soit. Il s'écarta quand on amena un brancard, répertoriant mentalement ce qu'il avait à disposition, avec lui. Suivant le groupe, il entra dans la chambre et déposa son petit matériel sur une table, tout en ôtant sa veste.

- Où est votre époux ?

- Paris. Caserne Duchaffot... Près de la Défense.

Il sourit largement en l'entendant du brave petit capitaine bien obéissant, la chiffe molle qui disait amen à tout sans rechigner. Il sélectionna quelques produits, presque en sifflotant. Ah, quelle joie quand on donnait naissance à une nouvelle vie ! Il ordonna qu'on amène de l'eau chaude, alors que la sage-femme aidait la future maman à mieux s'installer relevant sa jupe. Il ne se gêna pas pour observer ouvertement les cuisses ainsi dévoilées, et le reste quand on lui enleva sa culotte. Hum, voilà qui donnait envie, elle avait des arguments, de ce côté ! Dommage qu'elle soit toujours si froide, ça ne donnait pas envie de fourrer quelque chose de très masculin entre ses deux jolies jambes.

- Qui êtes-vous ?

- Un médecin de Paris, madame, dit-elle en se rapprochant. Respirez assez fort et régulièrement, cela vous aidera à supporter les contractions.

Il se mit en place, résistant à l'envie de passer des doigts salaces sur les cuisses et entre les jambes. A la place, il remplit une petite seringue avec une concoction de son invention. Accouchement ou non, il tenait une occasion rêvée de poursuivre ses recherches, alors qu'elle ne pouvait rien faire pour se défendre. Il la prévint qu'il lui injectait un calmant, puis piqua dans la cuisse. Une fois fait, il soigna la petite blessure, puis lui dit de se détendre et de pousser, pour faire sortir les bébés. Plus il la regardait, plus il sentait une grosse érection prendre forme. Elle était belle, bien qu'elle ait un sacré caractère, et il s'imaginait la tenir nue dans ses bras pour prendre possession d'elle.

Une délicieuse chaleur le parcourut à ces fantasmes, alors qu'il prenait le ton du gentil médecin rassurant, là pour aider la future mère, à faire en sorte que tout se passe bien. Il ne se gênait pas pour la toucher, sans la moindre vergogne, bien plus que les gestes de base pour un médecin accoucheur. Pour son propre plaisir, et pour bien lui faire sentir à quel point elle était impuissante. Son pantalon était trop serré, ce qui ne fit qu'augmenter son désir. Il caressait les cuisses avec son pouce et quelques doigts, tout en lui disant de pousser. Allez... Pour une fois qu'elle avait véritablement un comportement de femme, une fois dans sa vie. Une femme, c'était fait pour procréer, point final. Sauf celles qui pouvaient devenir de bons instruments, dont on pouvait abuser à loisir.

- Vous y êtes presque, dit-elle en caressant tout l'intérieur des deux cuisses. Encore un effort, madame.

Il fallut encore du temps avant que la tête du premier bébé n'apparaisse. Victor l'extirpa du ventre de sa mère, le confiant à la sage-femme avant de s'occuper du second. Deux bébés minuscules, couvert de sang, qui hurlèrent quand on s'occupèrent d'eux. Il les regarda un moment, puis retourna vers la directrice, qui avait l'air aussi épuisé que si elle avait couru toute la semaine sans s'arrêter. La sage-femme leur tournait le dos, vérifiant l'état de santé des deux enfants, les lavant, et les enveloppant de serviettes blanches. Il se pencha au-dessus de la jeune mère, agrippant ses cheveux d'une main pour lui relever la tête, l'autre sur sa poitrine.

- Je suis le docteur Rochard, chérie, celui que vous deviez rencontrer à votre chère école.

Brûlant de désir, il l'embrassa ensuite à pleine bouche. Elle avait une belle poitrine, gonflée par la grossesse, qu'il malaxa avec sa main libre. Il l'écrasait presque, mêlant leurs deux langues par force, les yeux fermés. Il la relâcha après deux bonnes minutes, un sourire pervers aux lèvres, et se redressa.

- Cette jeune mère attend ses enfants, dit-il à la sage-femme en allant se laver les mains.
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le Lun 17 Nov - 12:57
Estelle confia sa lettre à la réception, en demandant une bonne dizaine fois quand elle allait partir, combien de temps cela allait prendre pour que son mari la reçoive, quand le téléphone allait enfin être réparé pour qu'elle puisse l'appeler, s'ils pouvaient la prévenir au cas où la lettre se perdrait, etc, jusqu'au moment où le standardiste et lui cria qu'il n'avait pas que cela à faire. Outrée, elle faillit le gifler, mais s'en fut finalement, retournant voir ses étudiants. Goujat ! Elle avait bien le droit de s'inquiéter ! François lui manquait énormément, et leur fils plus encore. Elle mourrait d'envie de revoir Wyatt, son petit bout, son bébé le serrer dans ses bras et le couvrir de bisous. Ne plus être avec lui si longtemps était une torture ! Elle soupira longuement, puis retrouva les élèves avec qui elle avait un atelier aujourd'hui. Ils rentraient visiblement d'une excursion nature avec Cyprien, car beaucoup avaient encore les joues rouges et le regard brillant. Elle retrouva sa bonne humeur en voyant leurs petites bouilles excitées et attentives. Les petits sixièmes la faisait toujours craquer. En plus de ça, ils étaient très curieux et adorables.

A la fin de l'atelier, elle se mit en quête de ses collègues, voulant tester une nouvelle source chaude avec eux, histoire de se détendre et de se raconter les derniers ragots. Tout en marchant, elle caressa doucement son ventre, qui commençait tout juste à s'arrondir, prenant les formes délicates de la grossesse. Ce sera un garçon ou une fille ? Comme lorsqu'elle attendait Wyatt, un délicieux frisson d'impatience et de chaleur l'envahit. Elle se sentait plus légère que jamais, si heureuse qu'elle aurait pu embrasser la terre entière. Elle finit par se retrouver dans une des salles de repos, où la jeune nièce de Gaby discutait avec la petite Karinof. Estelle les salua avec un large sourire. Elle allait leur demander si elles s'étaient inscrites pour la promenade nocturne quand Cyprien arriva en courant dans la salle, s'arrêtant près d'elles dans un dérapage, en s'écriant que Gabriella avait accouché, puis courut prévenir les autres professeurs. Estelle eut un temps d'arrêt, puis une exclamation de joie.

- Venez ! sourit-elle en attrapant la main d'Olivia puis de Laura. Ne t'en fais pas, je sais pour votre famille et que Gaby est aussi ta tante, ajouta-t-elle pour Laura.

Elle les entraîna avec elle, frustrée de ne pas avoir été prévenue avant, pour pouvoir aider son amie et la soutenir durant l'accouchement, mais plus contente que jamais pour elle. Elle était enfin maman ! Elles montèrent au deuxième étage, où dormaient la plupart des professeurs durant le séjour, et repèrent très vite la chambre d'où montait l'agitation. Quelqu'un avait appelé un pédiatre, de l'hôpital, pour vérifier l'état de santé des deux enfants et de leur mère. Il sortait de la chambre quand Estelle arriva avec les deux filles. Elle l'interpella, inquiète malgré tout, mais il leva une main pour l'arrêter, souriant.

Pédiatre - Tout va bien. Juste beaucoup de stress et de fatigue. Les bébés sont en pleine forme.

Soulagée, Estelle entra doucement dans la chambre, poussant légèrement Laura et Olivia avec elle. Elle vit d'abord sa grande sœur d'adoption, allongée et recouverte d'une couverture bleue ciel. Et près d'elle... Elle fondit littéralement en s'approchant du berceau, voyant deux bébés minuscules qui dormaient côte à côté. Estelle eut un soupir de joie, s'asseyant près de son amie, et la serrant dans ses bras.

- Félicitations ! Désolée, j'aurais voulu être là pour te soutenir et t'aider.

Elle regarda de nouveau les enfants, si petits et si paisibles. Elle caressa du bout d'un doigt la joue de la main, alors qu'il ouvrait la bouche dans son sommeil, puis encouragea ses deux élèves à approcher un peu, voir leurs cousins. L'accouchement avait dû épuiser Gaby, car elle était pire que pâle, et semblait plus faible que jamais. Estelle ne réalisa qu'une minute plus tard qu'il restait normalement du temps avant le terme de la grossesse, et réprima un gémissement. Et voilà ! On lui disait depuis des mois de se ménager et de se reposer, pas étonnant que les deux petits soient venus avant terme. Mais soit, c'était fait, à présent.

- Comment les as-tu appelé ? voulut-elle savoir. Et maintenant, tâche de te reposer un peu ! Tu devrais prendre plus soin de toi, le pensionnat ne vas pas brûler parce que tu ne le surveilles pas.
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