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Albert J. Bradley
Albert J. Bradley
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le Ven 21 Juin - 8:26
Ce matin-là, le soleil s’était levé avec une grande brillance, sur le froid, le givre et la neige recouvrant le parc où se tenait l’école et leur refuge. Un matin de janvier semblable à tous les autres, pour une large majorité des adultes et enfants vivant ici, un matin de cours et d’exercices, un matin sans histoires. Les enfants allaient se retrouver entre eux pour déjeuner, puis allaient rejoindre leurs salles de classe sans se soucier d’autre chose que des bulletins distribués en ce moment. Albert songea à ce contraste en s’asseyant à table, cette part d’innocence profonde qui caractérisait encore les enfants, eux qui ne pouvaient pas réellement voir tous les enjeux de ce qui survenait autour d’eux. Parfois, ils rêvaient de la retrouver, avant d’être rattrapés par la réalité du terrain. La réalité, ce n’était pas cette école et son fonctionnement habituel, tout ça faisait parti d’un espace clos et préservé. La réalité, c’était aujourd’hui les actes de barbarisme, la séquestration, les enlèvements, les disparitions, la torture. L’avenir apparaissait bien sombre, même si tout n’était pas encore perdu.

Wakebe leur avait délivré un rapport complet de la situation et se trouvait lui aussi atour de cette table, pour leur réunion, autant pour répondre à leurs questions que pour participer à ce qui allait suivre. Il était environ sept heures trente du matin mais tout le monde était déjà sur le pied de guerre, en uniforme et bien réveillé, paré pour ce qui les attendait. Bradley lança un regard de biais à son sa consœur, quand elle vint s’asseoir à côté de lui, avec un léger signe de tête pour la saluer. Pour cette fois, il y avait même quelques profs présents avec eux. Dès ce matin, Bradley avait débarqué dans leur salle, à l’heure où tous prenaient le café ensembles en se disant bonjour, annonçant aux personnes voulues de venir immédiatement en salle de réunion au centre de commandement, quant aux cours, ils étaient annulés, dans leur cas. Quelques profs avaient ronchonné entre leurs dents, marmonné que la rentrée venait à peine d’être dépassée et que les enfants, perdus et bouleversés, avaient besoin de la présence de leurs profs, à défaut de celle des parents et familles, d’une présence stable et sûre.

Bradley s’était contenté de répondre sèchement que la police politique avait fait un sale coup, autant à ce pays qu’à certains des leurs, puis avait ajouté que les enfants de cette école, eux, au moins, étaient en sécurité, contrairement aux enfants de l’autre soir qui s’étaient enfuis sous une pluie de coup de feu, après que leurs parents aient disparu. Il y avait une très nette différence sur l’échelle de traumatisme, sur le besoin de stabilité qu’un enfant puisse avoir. Ils déplièrent, sur le centre de la table, les cartes des régions où certains des camps d’internement avaient été repérés. Pour le moment, ils en dénombraient six mais rien ne prouvait qu’il n’en existait pas plus. Ils étaient marqués, sur ces cartes, avec parfois les chemins les plus sûrs et discrets pour y accéder. L’un de ces camps était soumis à caution, ils n’étaient pas encore certain qu’il serve effectivement pour l’internement des élémentaires. Un autre, lui, servait autant à cela qu’à l’emprisonnement des prisonniers politiques. Il put aussi joindre une photo volée, du commandant Morcet, l’homme qui avait probablement récupéré Marcoh sur les lieux de l’incident.

– Pour ceux qui ne connaissent pas ce type, il s’agit du commandant Arnaud Morcet, il dirige la DNS. Quarante ans, originaire de Lyon, déjà connu en quelques mois pour son dévouement dans les enquêtes sur les adversaires politiques et les résistants. C’est un ancien de l’armée, qui travaillait déjà pour les forces spéciales depuis une dizaine d’années. Doué pour obtenir des informations et s’en servir contre ses adversaires.

Ils n’avaient encore rien, aucun indice, pour trouver où leur allié avait été conduit. Un des espoirs était de trouver les personnes ayant déjà passé entre les mains de la DNS, et y ayant survécu, pouvant leur donner des indications. Une équipe travaillait sur ce sujet, tâchait de rassembler des informations, trouver où Marcoh était actuellement enfermé. Quant à ces camps, au moins savaient-ils où en trouver certains. De tels endroits étaient déjà bien plus compliqués à dissimuler ou demeurer discrets, une fois qu’on commençait à gratter un peu.

– Soyons clairs, si nous avons les moyens, en partie grâce aux éléments, d’attaquer les camps découverts simultanément en force, nous n’avons pas ceux pour cacher efficacement les personnes qui seront à l’intérieur avant que ça ne dégénère. Il nous faut des tactiques plus fines.

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Gabriella de Lizeux
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le Ven 21 Juin - 18:23
Ils n’avaient pas encore de réelles informations sur les méthodes d’endoctrinement utilisé dans les camps contre les élémentaires mis en détention, pas vraiment non plus sur les mesures de sécurité prises pour garder tous ces lieux. On pourrait lui répondre que posséder l’emplacement de certains était déjà beaucoup, sauf que non, non, ce n’était qu’un premier pas, pas une victoire. Selon les cartes, les prisons déjà repérées avaient été étalées sur tout le territoire national, même si deux se concentraient en Île-de-France. Six camps… Six camps découverts, pas six au total, sans aucun doute. Pensive, elle se repassa mentalement les forces disponibles et celles dont ils pourront avoir besoin, tout en observant les cartes. Cette affaire était la suite « logique » de toute l’Histoire, ils s’attendaient à ce qu’un tel système soit mis au point après les problèmes rencontrés en octobre. Selon ce qu’avait rapporté le commandant, ces camps avaient été créés dès l’été 1931, mais ils avaient mis plusieurs semaines avaient d’être réellement utilisés. Seuls des prisonniers politiques y avaient d’abords été envoyés.

Elle avait en sa possession d’autres rapports, en plus de celui fourni par Haru, rassemblant toutes les informations qu’ils avaient pu obtenir sur ce problème. Pour certains, notamment le camp de la ville de Ramatuelle, dans le Sud, ils avaient plus d’informations. Qui le dirigeait, le nombre de personnes qui y étaient employées, le nombre approximatif de ceux y étant prisonnier, sa position, et plus précieux encore, les atouts dont ils pourront disposer sur place, qu’ils soient matériels ou humains. Ils avaient ou bénéficier d’un contact sûr, sur place, l’un des leurs ayant pu s’y faire embaucher et leur donnant des informations indispensables, ce qui n’était malheureusement pas le cas pour les autres camps connus. Bradley sortit à son tour une photo de ses dossiers, la posant au milieu de la table pour que tout le monde puisse la voir. Pour l’ancien chef des armées, trouver comment récupérer le dossier de ce type n’avait pas été très compliqué, même s’il avait fallu du temps. Pas la peine de s’interroger longtemps pour comprendre pourquoi leur nouveau Président avait recruté cet homme pour monter et mener sa police politique, il avait un profil parfait pour les missions les plus sales. Et déjà l’habitude grâce à l’armée.

– Pour ceux qui ne connaissent pas ce type, il s’agit du commandant Arnaud Morcet, il dirige la DNS. Quarante ans, originaire de Lyon, déjà connu en quelques mois pour son dévouement dans les enquêtes sur les adversaires politiques et les résistants. C’est un ancien de l’armée, qui travaillait déjà pour les forces spéciales depuis une dizaine d’années. Doué pour obtenir des informations et s’en servir contre ses adversaires.

Bradley lui-même avait su très bien en profiter, ce qu’elle n’ajouta évidemment pas à haute voix mais le pensa suffisamment fort. La photo tourna, entre les mains, chacun prenant un petit instant pour se mettre en mémoire le visage de ce type et cette courte part de son CV, au cas où ils avaient le bonheur de tomber dessus. Ils avaient pu récupérer les noms et visages de certains des autres membres de la DNS. Peu, hélas, le groupe était très secret et fermé, les informations qu’ils avaient pu obtenir n’avaient été que de purs coups de chance, autant l’admettre platement. Gaby récupéra la photo de son voisin pour la glisser à nouveau dans le classeur où ils avaient consigné tout ça, tout en voyant, du coin de l’œil, des allées et venus un peu plus fréquentes aux abords de l’école et des collectifs, par la fenêtre, au loin. Les cours n’allaient plus tarder à débuter. Reportant son regard sur leur salle de réunion, elle sortit le schéma qu’elle avait préparé, les pites pour les plans d’attaque également.

– Soyons clairs, si nous avons les moyens, en partie grâce aux éléments, d’attaquer les camps découverts simultanément en force, nous n’avons pas ceux pour cacher efficacement les personnes qui seront à l’intérieur avant que ça ne dégénère. Il nous faut des tactiques plus fines.

– Il nous faut accepter dès le départ que nous pourrons pas faire sortir tout le monde en même temps, ajouta-t-elle à la suite. A cause du manque de moyens, oui, mais aussi parce que plus les groupes seront important, plus il sera difficile de les faire disparaître sans peine dans la nature. Nous avons deux cibles prioritaires. Les enfants, bien naturellement, et les adultes possédant déjà une certain maîtrise de leurs pouvoirs.

Grâce aux témoignages des voisins, amis, proches et petits eux-même ayant échappé aux rafles, ils avaient déjà quelques noms, ici et là, mais pas les endroits où on les avait conduits. Le commandant à gauche fronça légèrement les sourcils en demandant pourquoi ces adultes-là, comment ils avaient fait pour déterminer ça. Oh, c’était très simple. Un peu de bon sens, se mettre à la place de leur ennemi, ce qu’il pouvait avoir dans la tête, et analyser tout ce qu’ils avaient pu entendre, observer, recueillir, voler, en informations diverses. Recouper le tout pour être certains de ne pas se tromper.

– Ce sont des camps de rééducation politique, ils ne s’en cachent même pas. Le plus gros danger, à l’heure actuelle, c’est que l’endoctrinement mené dans ces prisons ne retournent des élémentaires, adultes et formés, contre les forces de la Résistance. A l’heure actuelle, nous pouvons aligner une force suffisante car nous avons ces pouvoirs. Imaginez, maintenant, le cas de figure où le gouvernement disposerait de ces mêmes pouvoirs, en plus de l’armée régulière. Nous ne pourrions plus faire le poids sur un champ de bataille et devrions nous contenter de la guérilla. Ce qui signifie une guerre plus longue, plus usante, plus risquée. Avec en prime le risque que cela dure si longtemps que la France se retrouve confrontée à des menaces étrangères, en plus. Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre du temps.

Et c’était tout aussi valable pour leurs adversaires. Aucun des deux camps ne pouvait s’autoriser le luxe de la longueur, la guerre civile devait se mener le plus vite possible. Pour ça, ils n’avaient pas d’autre choix que de reprendre l’initiative et frapper. Fort.

– Les caches dans le pays ne suffiront pas. Nous pouvons au moins faire extrader les mineurs isolés de leurs familles vers les pays où nous avons des loyers, qu’ils soient pris en charge par les antennes locales en attendant la fin du conflit. En ce qui concerne les adultes, nous devrons également veiller à confondre les outils de propagande et endoctrinement, avant toute chose.

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le Ven 5 Juil - 14:48
Ces dernières semaines, le Gouvernement avait adopté une nouvelle ligne de conduite, qu’il ne serait pas honteux de taxer de totalitaire. Virer dans les extrêmes à tel point était logique, après ce qui avait déjà été amorcé. Victor s’assit à son tour après avoir enlevé son manteau, gardant des gestes précautionneux même ici, on ne se refait pas. Voilà un moment qu’il n’était plus revenu au centre névralgique de la résistance, ses affaires, officielles et officieuses, lui prenaient une bonne partie de son temps, il ne pouvait être partout. Non… le principal restait d’être là où il le fallait au juste moment, rien de plus, rien de moins, c’était d’une simplicité enfantine. Arrivé tard cette nuit, après avoir quitté Paris dans la soirée, il se tenait prêt pour cette nouvelle phase du jeu, observant avec attention les réactions des uns et des autres.

Des figures très célèbres de la rébellion se tenaient autour de cette table et focalisaient en partie l’attention de Victor, car elles pouvaient avoir une influence, plus ou moins direct, sur les plans mis en place pour le futur proche et lointain. Pour lui, même si la situation était parfois très dramatique – le nombre de victimes était déjà élevé – il la trouvait également des plus fascinantes. Quel résultat allait-il sortir de ce formidable chaos ? Qui allait l’emporter ? Qui allait perdre ? Comment et en combien de temps ? Que deviendra ensuite ce pays et qui en sera à la tête ? A certaines de ses questions, l’affairiste préférait bien sûr quelques réponses très précises qu’il avait en tête, et comptait travailler pour y parvenir. D’où la raison de sa présence autour de cette table. L’idéal serait qu’une personne précisément, ici, accède au pouvoir.

Bien sûr, le chemin était encore bien long avant d’y parvenir. Mais cela n’empêchait guère de s’y préparer. Au contraire, s’y mettre dès à présent était le plus sûr gage de réussite. Posant un regard sur la carte, dénombrant pour le moment les six camps d’internement, oh, pardon, de « rééducation politique », il les observa un court instant, avant de le poser sur la photo d’un membre de la police politique. Leur chef… il reconnaissait ce visage pour l’avoir déjà vu au sein de certains milieux très fermés. Un homme particulier, ex-militaire possédant déjà quelques faits juteux à son actif, malgré son jeune âge, il n’avait que quarante ans. Un visage dont tous, ici, feraient bien de mémoriser. Son apparence ne le laissait pas croire mais il s’agissait véritablement d’un homme dangereux. Parce qu’il était doué dans son domaine. Intelligent.

Pour ceux qui ne connaissent pas ce type, il s’agit du commandant Arnaud Morcet, il dirige la DNS. Quarante ans, originaire de Lyon, déjà connu en quelques mois pour son dévouement dans les enquêtes sur les adversaires politiques et les résistants. C’est un ancien de l’armée, qui travaillait déjà pour les forces spéciales depuis une dizaine d’années. Doué pour obtenir des informations et s’en servir contre ses adversaires.

Voilà qui ne reflétait pas assez la personnalité de ce commandant. Il ne s’agissait pas de l’encenser mais il ne fallait pas le sous-estimer. Ils passèrent ensuite au camp, Bradley redit, bien que ce soit une évidence, que l’attaque directe était tout sauf une bonne idée. Un seul camp, avec peu de monde à l’intérieur, cela aurait été jouable. Mais pas avec tant. Pas plus qu’ils ne pouvaient en attaquer un, ce sera crier aux autres de renforcer leurs défenses avant que leur tour n’arrive. Avec cela, comme le soulignait la miss de Lizeux, ils ne pouvaient effectivement pas s’occuper de tout le monde en même temps. Les enfants sont sans doute plus faciles à faire disparaître dans la nature que les adultes, en revanche, les acheminer à bon port sera sûrement plus difficile. Rien de pire, lorsqu’on devait être rapide et discret, que traîner avec soi une bande de gamins effrayés.

Ce sont des camps de rééducation politique, ils ne s’en cachent même pas. Le plus gros danger, à l’heure actuelle, c’est que l’endoctrinement mené dans ces prisons ne retournent des élémentaires, adultes et formés, contre les forces de la Résistance. A l’heure actuelle, nous pouvons aligner une force suffisante car nous avons ces pouvoirs. Imaginez, maintenant, le cas de figure où le gouvernement disposerait de ces mêmes pouvoirs, en plus de l’armée régulière. Nous ne pourrions plus faire le poids sur un champ de bataille et devrions nous contenter de la guérilla. Ce qui signifie une guerre plus longue, plus usante, plus risquée. Avec en prime le risque que cela dure si longtemps que la France se retrouve confrontée à des menaces étrangères, en plus. Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre du temps.

Oh, ils en avaient déjà perdu, et ils en perdront encore, d’autant plus si cette affaire pour les élémentaires adulte s’avérait exacte. Il hocha doucement la tête, après ce que la leader Rebelle ajouta, se redressant un peu. Le temps sera leur pire ennemi et cela était aussi valable pour le gouvernement… à une condition près.

Rien ne nous affirme que la France ne deviendra pas alliée de pays fascistes comme l’Allemagne et l’Italie. Dans ce cas, le temps ne sera un ennemi que pour la Résistance, guère pour eux. A ce que l’on peut entendre ces derniers temps dans les plus hautes sphères, il ne fait guère de doute que le pays s’engage dans cette voie. Ce serait même le plus raisonnable, étant donné la guerre civile, de ne pas s’ajouter d’ennemis supplémentaires.

Bien sûr, rien n’était encore figé, il se contentait de donner ici l’écho général d’un problème particulièrement grave, avec les conséquences possibles que chacun pouvait imaginer, autour de cette table.

Néanmoins, existe-t-il déjà des cellules de résistance prêtes à se charger des adultes déjà endoctrinés ? Si ce n’est pas le cas, les ramener serait aussi dangereux que d’avoir à les affronter par le futur. Le risque sera moindre de les laisser sur place.

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Stéphane Maltais
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le Lun 12 Aoû - 7:40
Le gouvernement suivait une liste parfaitement logique, si on pouvait présenter les choses ainsi. Monter en secret les tensions, la peur et les problèmes, pour ensuite se poser en défenseurs du peuple, se servir de l’ambiance instaurée pour renforcer les lois sécuritaires, ensuite, instaurer un régime plus fort, puis, peu à peu, basculer vers le totalitarisme, au nom de la sécurité. Par la suite, après les mesures d’intimidation et l’enfermement des prisonniers politiques, on passait à de plus larges cations contre la population civile, et plus encore, contre les communautés désignées comme responsables de tout le mot. Ne restait plus qu’à rentrer dans la valse des rafles, arrestations, exécutions et endoctrinement. Ce schéma avait débuté il y a des années, nous en discutions il n’y a pas une semaine. Ce n’était pas le premier pays où cela arrivait.

J’observais les cartes, jetant un peine un regard à la photo, car je connaissais déjà ce commandant. Quant à la DNS, j’avais pris connaissances des récents rapports rapportant toutes les informations disponibles, sur sa création, ses activités, ses moyens et son pouvoir. L’arme habituelle et mortelle d’un pays totalitaire. Nous nous étions battus pour que ce pays conserve sa liberté, qu’il résiste à un gouvernement odieux, et aujourd’hui, voilà où nous en étions ! Les Français avaient la mémoire affreusement courte… ça me désolait. Même si, d’un autre côté, je comprenais parfaitement le processus de manipulation mentale, durant toutes ces années, qui nous avaient tous conduits à ce moment. Bien triste, et pourtant efficace, si je peux le dire ainsi. Le plus hallucinant, à mes yeux, était qu’on avait beau savoir comment ce mécanisme fonctionnait, il restait tout de même si redoutablement efficace.

Je prenais quelques notes sur un petit calepin, mordillant parfois le bout de mon crayon, en réfléchissant. Six camps d’internement. L’armée et la police politique en surveillance. Quant aux rafles… Je fis glisser un des documents vers moi pour revérifier leur nombre. On ne pouvait pas beaucoup estimer le nombre exact de personnes déportées, avec ça, malheureusement. Albert qu’ils n’avaient pas non plus les moyens de cacher tout le monde, en même temps, sans compter les trajets pour les emmener en lieu sûr. Tout en écoutant, je me dessinais rapidement une petite carte de la France, en notant les grandes « lignes » sécurisées, les régions à éviter, et nos diverses caches. Nous étions finalement très limités, sur ce sujet… Surtout si nous devions accueillir et protéger tant de personnes. Si nous attaquions d’abord un seul camp, ou plusieurs mais en s’occupant que de certains, nous aurons d’autant plus de mal ensuite à sauver le restant.

– A l’heure actuelle, nous pouvons aligner une force suffisante car nous avons ces pouvoirs. Imaginez, maintenant, le cas de figure où le gouvernement disposerait de ces mêmes pouvoirs, en plus de l’armée régulière. Nous ne pourrions plus faire le poids sur un champ de bataille et devrions nous contenter de la guérilla. Ce qui signifie une guerre plus longue, plus usante, plus risquée. Avec en prime le risque que cela dure si longtemps que la France se retrouve confrontée à des menaces étrangères, en plus. Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre du temps.

Malheureusement, nous en avions déjà perdu… Je retenais cette remarque un peu lasse, approuvant en revanche l’idée d’envoyer les mineurs dans des pays étrangers en attendant la fin du conflit. Monsieur de Matharel prit ensuite la parole, pour souligner que la France pouvait aussi devenir une alliée des autres pays totalitaires… Cette idée, j’y avais songé, et je la trouvais suffisamment plausible pour être effrayante. C’était, après tout, le plus logique et le plus sain à faire. A quoi bon prendre le risque d’une nouvelle guerre ouverte alors qu’ils avaient des poches de résistance au sein des frontières ?

– Néanmoins, existe-t-il déjà des cellules de résistance prêtes à se charger des adultes déjà endoctrinés ? Si ce n’est pas le cas, les ramener serait aussi dangereux que d’avoir à les affronter par le futur. Le risque sera moindre de les laisser sur place.

– Il y en a trois, de dix personnes chacune elles ne pourront en revanche pas s’occuper de tous en même temps. Il faut bien voir la réalité en face. Nous ne pouvons pas sauver tout le monde et nous ne pourrons sans doute pas plus empêcher le gouvernement de retourner des élémentaires contre nous, s’en servir d’armes.

Je regardais nos chefs, avec un léger soupir, tandis que Maxime, le stratège de notre groupe, approuvait d’un hochement de tête. Nous n’avions pas beaucoup de possibilités, à l’heure actuelle, contre ces camps. Ou bien n’en attaquer qu’un, tâcher de faire sortir tout le monde, s’en occuper et partir de là pour leur propre travail de propagande, ou bien cibler plus précisément, sur plusieurs camps, ceux qu’il était possible de faire sortir, sachant que ce sera plus long, plus risqué, et plus compliqué. Dans les deux cas, nous ne pouvions pas résoudre le problème principal, à savoir lutter contre l’endoctrinement de masse. Je pouvais bien sentir à quel point l’ambiance était lourde… Mais c’était ainsi, ce souci ne pouvait pas être réglé si facilement. Nous n’étions pas encore assez nombreux.

– De plus, il serait bon de concentrer, pour le moment, nos forces sur nos propres défenses. Avec un homme chez l’ennemi, rien ne nous garantit qu’ils ne réussiront pas à le faire parler, à lui faire avouer l’emplacement du QG et de l’école. Se préparer à partir au cas où.

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Albert J. Bradley
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le Jeu 15 Aoû - 13:45
Peu importe la façon dont ils devaient diriger leurs réflexions, ils en reviendront tôt ou tard au problème du manque de moyens et de ressources. Pourtant, ces camps posaient un problème très grave à la Résistance, pas juste parce que des familles entières et des opposants y étaient enfermés, mais bien parce que les élémentaires bouclés là-dedans pouvaient être retournés contre eux. Ils n’avaient encore un avantage que grâce à ces pouvoirs, si l’ennemi se mettait à aligner des armes identiques, en plus de la force armée dont il disposait déjà, le combat deviendra trop déséquilibré. Les enfants, trop sensibles au lavage de cerveau, les adultes déjà un peu entraînés, des cibles qu’on ne devait pas sortir de là par pure charité… Un fait qui échappait d’ailleurs à certains, car le commandant Fronde ne comprit pas immédiatement pourquoi ces groupes étaient prioritaires. Allons, allons, essayez de voir plus loin que le bout de votre nez… Des camps de « rééducation », cela ne voulait pas déjà tout dire ? Ce n’était pas assez clair ? Il était pourtant très évident qu’un gouvernement ne mettait pas ce genre de structures en place par simple esprit charitable, ce n’était qu’un instrument supplémentaire pour la nouvelle milice et la police politique.

Pendant que sa collègue exposait la situation, et précisait que les enfants pouvaient être évacués, au moins en partie, dans des réseaux hors du pays, Albert consultait ses notes et calculait mentalement le nombre de personnes nécessaires à cette évacuation et le temps que cela prendra. Ils ne pouvaient pas mobiliser des centaines de personnes sur cette tâche, cela reviendrait à compter un adulte pour encadrer de dix à quinze enfants, suivant leurs âges, deux adultes s’il y avait plus de tous petits, avec, au bas mot, un minimum de trois jours complets de voyage pour chaque groupe. Trois jours était un comptage très léger, il faudra sûrement bien plus, d’une à trois semaines, suivant où était chaque camp. Mmh… Il devait être trop optimiste en comptant dix gamins, avec des voyages dans la clandestinité, il ne fallait pas négliger les ressources nécessaires, pour le transport, l’eau, la nourriture, etc. Sans compter que des mômes ne pourront pas allez aussi vite que des adultes, dans ces conditions. Silencieux, pour le moment, le soldat revit à la baisse ses estimations… Manque de ressources, une fois encore, pour extrader autant de personnes qu’ils l’avaient espéré.

– Rien ne nous affirme que la France ne devienne pas alliée de pays fascistes comme l’Allemagne et l’Italie. Dans ce cas, le temps ne sera un ennemi que pour la Résistance, guère pour eux. A ce que l’on peut entendre ces derniers temps dans les plus hautes sphères, il ne fait guère de doute que le pays s’engage dans cette voie. Ce serait même le plus raisonnable, étant donné la guerre civile, de ne pas s’ajouter d’ennemis supplémentaires. Néanmoins, existe-t-il déjà des cellules de résistance prêtes à se charger des adultes déjà endoctrinés ? Si ce n’est pas le cas, les ramener serait aussi dangereux que d’avoir à les affronter par le futur. Le risque sera moindre de les laisser sur place.

– Il y en a trois, de dix personnes chacune elles ne pourront en revanche pas s’occuper de tous en même temps. Il faut bien voir la réalité en face. Nous ne pouvons pas sauver tout le monde et nous ne pourrons sans doute pas plus empêcher le gouvernement de retourner des élémentaires contre nous, s’en servir d’armes.

Monsieur de Matharel marquait un bon point… Ce n’est pas en un assaut qu’ils pourront repérer facilement les plus endoctrinés et les séparer des autres, lors de leur fuite. De toute manière, une telle attaque ne pouvait être aussi simple, il ne suffisait pas d’entrer, prendre les personnes voulues et ressortir. Il leur fallait les positions exactes des camps, celles des cibles, la configuration exacte des lieux, le personnel en place, l’heure des rondes de sécurité, l’armement disponible, le temps nécessaire pour que des renforts puissent arriver, pour eux comme pour le camp adverse, des moyens de transport et de fuite rapides, des itinéraires précis, des moyens de repli au cas où, du matériel, des armes, en bref, une préparation solide.

– De plus, il serait bon de concentrer, pour le moment, nos forces sur nos propres défenses. Avec un homme chez l’ennemi, rien ne nous garantit qu’ils ne réussiront pas à le faire parler, à lui faire avouer l’emplacement du QG et de l’école. Se préparer à partir au cas où.

Là encore, bon point. Cela dit, ils avaient déjà prévu plusieurs choses, au cas où ils se retrouvaient dans ce cas de figure. Plusieurs cachettes, dispersées dans le pays, où ils pourront faire évacuer les enfants et les adultes qui ne savaient pas se battre. Pour le moment, ces caches étaient prévues pour être temporaires. Déguisées en orphelinats, pour la plupart, certaines régions en possédaient de nombreuses, suite à la guerre mondiale, bien sûr, mais aussi parce que les années de crises, encore récentes, entre 1925 et 1930 avaient donné lieu et place à de grandes vagues d’abandon d’enfants. Pas assez de nourriture, trop de bouches à nourrir, surtout dans les campagnes et les quartiers les plus pauvres des villes. En plus de ça, ils disposaient de cachettes plus classiques si on peut dire, d’anciens casemates datant de la guerre. La plupart des ces caches étaient situées, par la force des choses, dans l’Est et le Nord du pays, mais ils en avaient aussi sur les côtes de l’Atlantique et dans le Sud-Est. Bradley échangea un bref regard avec sa collègue, échangeant un accord silencieux avec elle, avant d’approuver l’idée d’une évacuation générale et préventive.

Les civils pouvaient être envoyés, plus ou moins facilement, au loin. En revanche, il leur faudra plus de temps pour bouger les armes et documents, parfois très sensibles. Le mieux serait bien sûr de ne pas perdre cet endroit, cela dit, impossible d’exclure la possibilité de recevoir une attaque en règle sur le coin de la figure. Ils pouvaient donner une journée et une nuit, autrement dit à compter de ce matin jusqu’à demain matin, aux élèves, professeurs et familles pour prendre quelques affaires avec elles et se préparer à partir. Seuls ceux capables de se battre devaient rester. Membres de la Résistance, personnes en formation mais déjà capables de se défendre, ancien militaires et miliciens, élémentaires formés. A la fin de leur réunion, ils feront une annonce générale aux civils pour l’évacuation, ainsi que pour préciser de ne pas prendre trop d’affaires avec eux. Le tout était d’être rapides et discrets.

– On ne peut pas exclure que des élémentaires aient déjà été endoctrinés, depuis le temps, pour être retournés contre nous au moment voulu. Vous avez raison, nous devons d’abord nous concentrer sur les défenses de cet endroit avant toute chose. Les civils vont être évacués, il faut en revanche ramener assez de troupes en renfort pour ici. L’ennemi ne doit tomber sur aucun des plans qui se trouvent en ces lieux et nous devons nous préparer au cas où n’aurons pas le temps de déplacer ou détruire toutes les traces compromettantes. Commandant Monfort, vous allez superviser les chaînes de montage au centre, accélérez la cadence autant que possible et prenez dix autres hommes en renfort. Lieutenant Maltais, vous allez prendre avec vous les deux unités de St Georges, déployez vos hommes en formation de protection autour du QG et préparez des points de surveillance renforcés.

Il laissait à Gabriella le soin de déployer, coordonner et préparer les élémentaires, c’était son domaine et son terrain de jeu, ces pouvoirs leur seront d’une utilité extrême, voire vitale.

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Gabriella de Lizeux
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le Dim 15 Sep - 18:46
– Rien ne nous affirme que la France ne deviendra pas alliée de pays fascistes comme l’Allemagne et l’Italie. Dans ce cas, le temps ne sera un ennemi que pour la Résistance, guère pour eux. A ce que l’on peut entendre ces derniers temps dans les plus hautes sphères, il ne fait guère de doute que le pays s’engage dans cette voie. Ce serait même le plus raisonnable, étant donné la guerre civile, de ne pas s’ajouter d’ennemis supplémentaires.

C’était actuellement le pire des scénarios qu’ils pouvaient imaginer, un scénario qu’ils ne voulaient pas encore vraiment admettre, même si c’était sans doute celui qui allait arriver, au milieu de tous ceux supposés. En plongeant là-dedans la guerre civile allait s’éterniser… Au mieux, ils pouvaient imaginer qu’elle durera cinq ou six ans, au pire, plus de dix ans, voire vingt ans, selon s’il y avait ou non une nouvelle guerre mondiale venant se placer et comment le pays allait s’en tirer. Gabriella soupira légèrement, en jetant un regard pensif à la carte étalée sur la table, sans faire de commentaires lorsque la question des adultes déjà endoctrinés fut remise sur le tapis. Le gouvernement avait déjà eu quelques mois pour mener ce plan-ci, ça suffisait lorsqu’on voulait briser une personne pour la retourner contre ses anciens alliés. Voir, simplement, la forcer à coopérer en prenant sa famille et ses amis comme otages. Contre ça, sans pouvoir attaquer les camps simultanément et assurer derrière, ils n’avaient pas d’autre choix que de se préparer à un affrontement face à face. Ce qui sous-entendait des combats très violents. Les éléments, entre eux, produisaient des chocs terribles.

Affronter d’autres élémentaires leur ferait perdre un des rares avantages qu’ils avaient actuellement sur leur ennemi, et donc, d’enliser le conflit, le faire durer, là où ils avaient espéré des frappes rapides et assez brutales pour en finir pour de bon sans perdre de longues années. Par ailleurs, comme il l’était souligné dans cette réunion, ils avaient effectivement un fort risque que les combats aient lieu ici même, dans leur QG, et donc avec l’école en victime collatérale. Une école qui n’était plus vraiment un refuge, pire encore, elle devenait même un handicap sérieux, avec trop d’enfants réunis au même endroit, ce qui voulait dire beaucoup trop de cibles de choix, des points faibles à protéger, au risque de ne pouvoir tout donner lors de la bataille. Gaby pinça très légèrement les lèvres en réalisant qu’elle pensait sincèrement à son école comme à une entrave, désormais, mais le petit pincement au cœur qui avait accompagné cette pensée disparu très vite. Ce n’était qu’une école et il y avait plus important. Les enfants pourront continuer de s’instruire d’une autre façon, de s’entraîner d’une autre manière, sans être regroupés en un seul endroit.

Ils avaient des endroits où cacher les enfants et les adultes, par petits groupes, à travers tout le pays. Tout avait été prévu, au cas où cette situation arrivait, même si elle n’avait pas imaginé qu’elle arrive aussi vite. En partant du principe que le QG allait être attaqué, tôt ou tard… Ils devaient faire évacuer les civils dès cette nuit. Ils ignoraient si Nicolas avait déjà parlé, et si oui, depuis combien de temps, si une armée était déjà en route. Parmi les résistants, soldats et élémentaires qui resteront ici, il ne faudra que des personnes prêtes à assumer. Pour les élémentaires, uniquement ceux pouvant user de leurs pouvoirs sans détruire ou produire un choc avec la technique d’un de leurs alliés. Elle échangea un regard avec Bradley, hochant lentement la tête. Très bien, ils n’avaient plus qu’à déployer leurs forces et se tenir prêts. Pause de la guérilla, bonjour la guerre ouverte, si une armée venait jusqu’ici leur faire coucou.

– On ne peut pas exclure que des élémentaires aient déjà été endoctrinés, depuis le temps, pour être retournés contre nous au moment voulu. Vous avez raison, nous devons d’abord nous concentrer sur les défenses de cet endroit avant toute chose. Les civils vont être évacués, il faut en revanche ramener assez de troupes en renfort pour ici. L’ennemi ne doit tomber sur aucun des plans qui se trouvent en ces lieux et nous devons nous préparer au cas où n’aurons pas le temps de déplacer ou détruire toutes les traces compromettantes. Commandant Monfort, vous allez superviser les chaînes de montage au centre, accélérez la cadence autant que possible et prenez dix autres hommes en renfort. Lieutenant Maltais, vous allez prendre avec vous les deux unités de St Georges, déployez vos hommes en formation de protection autour du QG et préparez des points de surveillance renforcés.

Gabriella tira de ses documents une carte du QG actuel et des alentours, grignotant un bout d’ongle en réfléchissant, puis reposa les mains contre la table, le regard sombre. Elle ne comptait pas sur les armes à feu, ces dernières, pour les élémentaires, ne servaient que lorsqu’ils devaient économiser leurs forces physiques, car une personne épuisée ou droguée ne pouvait plus manier correctement son pouvoir, voire ne plus être en mesure de l’utiliser du tout. Les combats armés, classiques, devaient être laissés aux anciens soldats de métier, aux déserteurs, ce qu’elle dit tout d’abord à haute voix. Ceux-là seront sous le commandement de Bradley. Deux choses la concernait plus. La protection des troupes et surtout les défenses et attaques contre des élémentaires ennemis.

– Les techniques des élémentaires ennemis seront faciles à identifier, c’est un avantage pour eux comme pour nous. C’est pour cela que dès leur arrivée, et dès qu’ils seront identifiés, nous devrons passer à l’attaque sans attendre. Et ce pour imposer notre propre rythme, et surtout, placer nos forces contre les leurs à notre avantage.

Pour expliquer sa stratégie, aux non-élémentaires, elle dessina très rapidement un schéma qu’elle posa ensuite sur les cartes, au milieu de la table.

– Voici la hiérarchie des éléments. Par exemple, le feu l’emporte sur le vent, mais est plus faible que l’eau. Car le vent attise le feu, alors que l’eau l’éteint. Pour résumer, l’eau éteint le feu, le feu est attisé et renforcé par le vent, le vent coupe la foudre, la foudre détruit la terre, la terre écrase la montée de l’eau. C’est donc très simple, nous allons former des groupes d’élémentaires, dont chacun va attaquer les ennemis les moins préparés face  eux. Vent contre feu, foudre contre terre, terre contre l’eau, etc. C’est une chose que nos ennemis savent aussi, la hiérarchie entre les éléments est une base simple… D’où l’importance d’attaquer les premiers et de ne laisser aucune initiative à notre ennemi. Le moindre temps mort ne sera pas pardonnable.

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Victor de Matharel
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le Ven 4 Oct - 11:16
Il y en a trois, de dix personnes chacune elles ne pourront en revanche pas s’occuper de tous en même temps. Il faut bien voir la réalité en face. Nous ne pouvons pas sauver tout le monde et nous ne pourrons sans doute pas plus empêcher le gouvernement de retourner des élémentaires contre nous, s’en servir d’armes. De plus, il serait bon de concentrer, pour le moment, nos forces sur nos propres défenses. Avec un homme chez l’ennemi, rien ne nous garantit qu’ils ne réussiront pas à le faire parler, à lui faire avouer l’emplacement du QG et de l’école. Se préparer à partir au cas où.

Un bon point, de la part du lieutenant, il était bien sûr très envisageable que cet endroit soit attaqué, il serait d’ailleurs stupide, de la part du gouvernement, de ne pas utiliser les adultes endoctrinés dans ces camps pour le faire. Même s’ils n’avaient encore eu que peu de temps pour les « entraîner » au combat, lâcher des personnes rendues à moitié folles dans un combat sauvage pouvait faire bien des dégâts dans les rangs adverses, aussi bien physiquement que moralement. Il était logique qu’une personne normalement constituée ait des scrupules ou des remords à frapper un adversaire, si celui-ci était obligé de combattre, pour ne pas que sa famille se fasse tuer. Ce serait un coup très dur, moralement, d’en arriver, pour les résistants, à tuer des hommes et des femmes contraints et forcés de venir les combattre.

Puisque combat il devait y avoir… Victor pencha légèrement la tête sur le côté, s’appuyant contre la paume de sa main, coude sur la table, en écoutant l’ex-chef officiel de l’armée de Terre. Évacuation générale, donc, et préparation du terrain pour une bataille en règle, comme lors des guerres ouvertes. Armement, défenses, protections… Une partie consacrée à la défense, l’autre à l’attaque. Avec des élémentaires dans chaque camp, il ne faisait nul doute sur qui devait d’abord attaquer, pour prendre l’avantage. Mais ce sera très dur. Ils ne pouvaient encore savoir quelles forces le gouvernement allait opposer, si jamais il déployait une force de frappe très conséquente, même avec tous les efforts du monde, la résistance ne pourra pas lutter bien longtemps, il lui faudra se replier. L’enjeu n’était pas une simple protection… Le camp vainqueur gagnera une très grosse bataille sur le terrain de la propagande.

C’est une chose que nos ennemis savent aussi, la hiérarchie entre les éléments est une base simple… D’où l’importance d’attaquer les premiers et de ne laisser aucune initiative à notre ennemi. Le moindre temps mort ne sera pas pardonnable.

Dommage qu’ils manquent de temps, il aurait, sinon, été possible de faire détourner plus d’armes, mais soit… Ils devront faire avec les moyens du bord. Victor comptait suivre avec un très grand soin cette nouvelle affaire, quoi que de loin, et poursuivre ses efforts sur d’’autres terrains. Un combat de cette ampleur ouvrira un tout nouveau champ de possibilités…

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